Si vous avez raté ce formidable documentaire de Ben Lewis sur la folle entreprise de Google de scanner tous les livres de l’univers, vous avez raté quelque chose !
Ce documentaire retrace en effet les différentes étapes qui ont mené les bibliothèques les plus prestigieuses à donner toutes les clés à Google pour entreprendre l’aventure la plus extraordinaire qu’il ait pu être imaginé : numériser tous les ouvrages de littérature du monde entier, de l’enthousiasme à la méfiance …

Parti d’une idée « généreuse » (comme sait si bien le faire Google) et utopique, l’aventure va vite tourner au cauchemar pour les titulaires de droits d’auteur. Et pourtant, nombreux sont ceux qui ont rêvés, de tous temps, de rassembler en un seul endroit, toute la connaissance universelle. Et bien, Google s’y emploie. Mais de manière plus que controversée.
Loin d’être une entreprise philanthropique, Google serait alors en position de monopole sur les œuvres qui ne sont plus imprimées et dont il sait que les ayant droit ne viendront pas ou peu réclamer leur dû. Attaqué de toute part, il va même jusqu’à proposer un accord de réparation à 60€ le livre …
Il est pourtant inquiétant de voir à quel point Google construit son empire de façon éhontée et avec mépris au regard des institutions et des lois en place. Preuve supplémentaire, s’il en est, que le droit d’auteur, à l’ère de la copie et du partage, doit être réformé de toute urgence.
Car si Google bafoue le droit d’auteur à la vue de tous, pourquoi devrions-nous être punis si nous en faisions autant. HADOPI, si tu nous écoutes …


